Rappelez-vous, au mois d’aout, je vous présentais ce restaurant atypique en plein milieu des rizières dans la région de Bangli. De Klumpu est devenu aujourd’hui aussi un lodge. 7 Lumbung flambant neuf au milieu de la nature. A l’origine, les lumbung sont des greniers a riz et c’est sur le modèle de ces greniers que notre propriétaire a construit ses bungalows. Continue reading “De Klumpu devient un lodge d’exception” »

Climat oblige, Bali est fleuri toute l’année et a la saison dite ‘humide’ entre décembre et mars rien de tel qu’une bonne averse pour que le magnifique parfum des frangipaniers embaume toute l’ile. Les fleurs sont un cadeau des dieux pour les balinais et font partie du quotidien. Elles sont le symbole de la pureté et on les utilise chaque jour pour les offrandes, pour décorer la maison ou les temples etc. On les utilise également pour fabriquer de majestueuses coiffures pour la mariée. Certaines d’entre elles sont sacrées : L’hibiscus par exemple représente la force et le courage. Les belles orchidées que vous voyez sur la photo elles, sont en revanche complètement fausses ! Elles sont comme beaucoup d’autres, destinées à l’exportation. Énorme business a Bali que sont ces fleurs artificielles. Elles partent par centenaires entiers vers l’Europe ou ailleurs.

Nov
11
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Ulundanu Batur Temple

Pourquoi ce temple ? Il compte parmi les plus grands temples de Bali mais curieusement, il est un peu moins visite que celui de Besakih pour ne citer que celui ci. Il faut dire que Besakih est devenu ultra touristique ce qui rend la visite presque désagréable avec a l’entrée, des vendeurs de souvenirs hyper insistants. Même les guides ne peuvent pas freiner la frénésie des petits commerçants au risque de se faire réprimander. Non, à  Ulundanu qui se trouve dans la province de Kintamani, c’est plus calme, calme comme l’eau du plus grand lac de Bali, le lac Batur. D’ailleurs ce temple est dédié au Dieu Wisnu, le dieu de l’eau. Ulu signifie en quelque sorte l’eau et Danu le lac.  De même, Ulundanu est le temple vénéré des agriculteurs car l’eau venant de la montagne (donc du lac du Mont Batur) sert à irriguer les rizières de la partie centre-est de l’ile. De grandes cérémonies ont d’ailleurs lieu dans ce temple chaque année en mars et avril, des cérémonies qui durent plus de 10 jours.

Nov
5
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Yogyakarta

Tous les voyageurs avertis ou « éveillés » s’arrêteront a Yogyakarta mais malheureusement pas assez longtemps. Pourquoi y rester seulement 2 nuits? L’intérêt culturel de cette ville de prés d’un million d’habitants située au centre de Java est infini.

C’est une ville qui grouille avec ses grandes artères embouteillées nuit et jour puis c’est une ville paisible quand on va au Temple de Borobodur, au marche aux oiseaux ou bien encore au palais du Sultan, vénéré et respecte au passage par tous les habitants de la ville.

Capitale culturelle de Java, oui certainement. Yogyakarta est aussi un de grands symboles de l’art de vivre indonésien avec un artisanat riche, de qualité et de renommée mondiale : poteries, batik, travail de l’argent, marionnettes etc… c’est un peu la cite aux milles ateliers. Pas très loin, le volcan Merapi, toujours actif, vieille de loin sur la ville mais les habitants n’ont pas peur, le volcan est sacre. Les temples de Borobodur et Pranbaman sont les 2 icones de la région donc impossible de passer à cote et pour cause, c’est juste splendide. Yogyakarta c’est aussi des dizaines de marches locaux, Malioboro road et des centaines de becak qui vous baladeront a trevers les ruelles du centre pour quelques dizaines de milliers de roupies. Non, franchement, Yogyakarta, c’est 4 ou 5 jours minimum et cote hebergement, offrez-vous le Phoenix avec son petit air colonial d’antan et pour les amoureux, restez au Plataran, seul hotel de la région (a l’extérieur de la ville) qui offre un panorama exceptionnel avec vue sur Borobodur avec le Merapi en arrière plan.

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Rendez-vous demain matin avec mon ami Winistra pour partir faire une petite virée sur l’ile de Java. 4 heures de route depuis le sud de Bali en longeant la cote ouest avant d’arriver a Galimanuk, point de départ des ferries pour rejoindre Java.

L’ile de Java, elle, est juste en face et depuis Bali on voit très bien au loin 3 ou 4 volcans, poses la, majestueusement. A Galimanuk, pas de surprise, ambiance du tonnerre avec tous ces bateaux qui font des aller retour incessants entre les 2 iles toute la journée, toute l’année. Motos, camions, voitures, tout le monde embarque a vitesse grand V, sur le pont supérieur ou tous les passagers s’installent, ambiance karaoké avec musique indienne tendance Bollywood a fond. Puis quelques jeunes viennent vous voir et vous expliquent que si vous jetez une petite pièce  par-dessus bord, ils plongeront et iront la récupérer histoire de se faire un peu d’argent de poche. Le ferry démarre lentement, la traversée, dure normalement 45 min, je dis bien noblement car ici, même sur l’eau, il peut y avoir des embouteillages. On approche Java lentement et les volcans deviennent de plus en plus imposants. Le débarquement se fait à Ketapang, petite ville portuaire de la pointe est de Java. Les temples balinais ont laisse place aux petites mosquées si typiques de cette ile musulmane. Ketapang n’a pas un grand intérêt, c’est surtout l’étape quasi obligatoire avant d’entreprendre l’ascension du Kawah Ijen, ce volcan qui culmine a plus de 2000 mètres d’altitude et qui est l’une des plus grandes soufrières a ciel ouvert au monde.

Soirée relax dans un petit hotel du coin, le Ketapang Indah, c’est d’ailleurs aussi l’hebergement le plus confortable du coin. Demain, réveil a 3h du matin et départ a 3h30 !

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Il est 4h du matin et nous roulons a bord d’une jeep depuis presque 30 min. Il fait encore nuit noir mais la température extérieure est douce. Encore 1h de route et on arrive aux pieds du volcan. De la démarre une belle petite ascension qui prendra pas loin de 2h, une ascension somme toute assez physique car la pente est raide. On n’est pas tout seul bien sur mais ca va, ce n’est pas non plus l’invasion touristique. Seul regret, la encore, on remarquera que la gestion des déchets n’est décidemment pas une priorité du pays. Sur les bas cotes du sentier qui mène au cratère, on retrouve sacs plastiques, cannettes et bouteilles en plastiques, bref, ca gâche un peu tout le charme de l’endroit. Au sommet, on arrive un peu essoufflé, la température a chute de 10 degrés et le vent souffle fort ! Mais quel spectacle ! C’est sublime. Le cratère, un peu plus bas crache sa fumée blanchâtre et abrite un grand lac acide couleur émeraude puis, sur les berges de ce même lac on reconnait immédiatement un gisement de minerai de souffre avec de gros blocs jaunes cristallises.  On croise également les fameux porteurs de soufre qui 2 fois par jour en moyenne, descendent a pied dans le cratère récupérer des gros blocs de soufre qu’ils remonteront a pied avec parfois plus de 80 kilos de chargement sur les épaules. Le soufre sera vendu ensuite en bas a l’usine du village. Métier dangereux, qui rapporte peu, ces porteurs respirent les fumées acides et toxiques du volcan et leur espérance de vie ne dépasse guère les 45 ans. Cela rapporte tellement peu que pour arrondir les fins de mois, on vous proposera des sculptures en pierre de souffre pour 5 ou 10 000 roupies. Apres avoir passe une bonne petite heure au sommet du Kawah Ijen on décide de redescendre et la attention car ca glisse ! En bas, il fait de nouveau chaud, on remonte dans la Jeep et direction l’hotel pour aller prendre un petit déjeuner. Sur le trajet, on se repasse dans la tête, les images du cratère et on pense à ces porteurs de soufre. Vers midi, on est déjà sur le ferry en direction de Bali et après 45 min de traversée, on retrouve subitement l’odeur de la kretek, les temples et les balinais en costume traditionnel.

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L’ile de Menjangan au nord ouest de Bali est inhabitée. On y trouve quelques temples et les balinais s’y déplacent uniquement pour des pèlerinages ou des cérémonies. Idem, sur l’ile, pas de plage car il s’agit en fait d’un gros plateau rocheux entoure d’eau turquoise qui constitue aujourd’hui l’un des meilleurs spots de plongée avec ou sans bouteille. Des touristes, oui il y en a mais pas tant que ca en fait, ce qui rend ce lieu encore plus préservé et plus beau. Pour rejoindre Menjangan, rien de plus simple : On commande la veille pour le lendemain, un petit bateau local avec départ le plus souvent depuis le petit embarcadère de votre hotel. 45 min de traversée environ puis vous arriverez aux abords de l’ile. Prévoyez un départ tôt le matin car même à 7h il fait déjà chaud et le soleil tape déjà fort puis, la plupart des touristes eux, ne partent jamais avant 8h ou 8h30 voire 9h. Du coup, un fois sur place, vous aurez l’impression d’être seul au monde. L’eau est a 26 degrés minimum et des que vous plongez avec masque et tuba, rien à dire, le spectacle est bien au rendez vous avec un corail multicolore bien préservé, quasi aucun déchets au fond de l’eau et plein de poissons. Franchement un bel endroit, pendant une heure ou plus, on se laisse dériver tranquillement pendant que le bateau lui, suit doucement à la surface et on se régale ! Retour a l’hotel en milieu ou en fin de matinée, l’après midi, il fera beaucoup trop chaud pour y retourner mais si vous le souhaitez, demandez a votre capitaine de revenir vous chercher demain matin.

Cette belle demeure typiquement balinaise située dans le petit village de Bangli au nord est d’Ubud et a l’écart de toute présence touristique va littéralement donner une touche de « merveilleux » à votre voyage. L’architecture de la maison respecte scrupuleusement la tradition locale et il a fallu plus de 2 ans de travail (dont 1 an et demi rien que pour les sculptures sur bois) pour réaliser ce petit chef d’œuvre. Comme toutes les maisons balinaises, notre « Umah » est constitue de plusieurs « bâtiments » séparés qui ont chacun une fonction bien précise: La cuisine, toujours située au sud, le temple familial oriente vers le Mont Agung, un « bale » pour se reposer, jouer du gamelan ou préparer les offrandes puis un autre bale plus imposant, situe au centre de la maison  pour y recevoir les invites. Les autres bâtiments eux, sont les chambres. Derrière le temple et en contre bas, on pourra se détendre dans le jardin tropical ou profiter d’un massage en plein air. Le service quant à lui est plus que personnalise et la cuisine elle, est préparée qu’avec les produits locaux du village. Voila,  il ne reste plus qu’a vous installer sous un des « Bale », allongez vous, fermez les yeux et laissez vous bercer par l’odeur discrète de l’encens, sur fond de musique balinaise. Le chant des tourterelles lui, vous rappellera que c’est un honneur de vous recevoir à Umah Bali et que l’on veille sur vous.

La scène se passe a Bangli au nord est d’Ubud a environ 1h30 de route du sud de Bali, un village ou vous ne croiserez quasiment aucun touriste. A la sortie de ce petit bourg typiquement balinais et au milieu des rizières se cache le De Kumplu. Il ne s’agit pas d’un Warung (petit restaurant local) comme on en trouve partout sur l’ile mais bel et bien d’un vrai restaurant la, pose en pleine campagne et d’un raffinement exceptionnel. Les tables sont magnifiquement bien dressées et l’accueil est exemplaire. La carte elle, est généreuse et digne d’un restaurant de grande ville ! On y sert à la fois une cuisine balinaise moderne et « tradi » mais si vous en avez assez du Nasi Goreng, on pourra également vous servir une bonne viande voire un hamburger. A table, vous aurez vue sur les rizières et le mont Agung comme si le volcan veillait sur le bien être des hôtes de cette adresse confidentielle. Une entrée coute environ 50 000 roupies et un plat 100 000. La carte des desserts quant a elle est assez impressionnante et à l’image du propriétaire  des lieux qui lui-même est un fin gourmet. Bref, voila une belle adresse à ne manquer sous aucun prétexte si vous passez dans le coin car elle vaut vraiment le détour. L’adresse ? Pour la connaitre, il faut me la demander …

Klumpu restaurant 5

 

Klumpu restaurant 4

 

Klumpu restaurant 1

Cela se passe entre Candidasa et Amed sur la cote est de Bali. On dit qu’ici les plages ne sont pas paradisiaques, c’est vrai mais on trouve quand même encore quelques bouts de sable qui valent le détour. Virgin Beach se mérite un peu, pour y aller il faut vraiment connaitre car pas de panneau ou presque pour s’y rendre. Les 2 derniers kilomètres eux sont assez sportifs et le 4X4 s’impose mais la récompense n’est plus très loin.

Virgin beach 2

Une fois sur place, c’est clair, on admire dans un premier temps puis on n’a qu’une envie : poser ses affaires et aller vite piquer une tête dans l’eau quasi turquoise.

Virgin beach 3

A marée haute, la plage laisse peu d’espace aux transats et puis surtout, curieusement, pas d’indonésiens ou presque sur ce petit coin de paradis, pourquoi ? Parce que cette plage n’est pas facile d’accès et le balinais préfère tout simplement se replier sur Kuta, « the place to be » pour les locaux alors que nous, on aurait tendance à fuir cette plage a touristes. Sur Virgin Beach, vous en verrez aussi, mais la plage est assez petite donc fréquentation limitée et puis on y croise surtout des touristes plutôt sympas et plus curieux que ceux qui se prélassent a Kuta. Cote restauration ou boissons, rassurez vous, les petits Warungs n’attendent que vous. Ils se succèdent les uns après les autres face a la mer derrière les rangées de transats mais pas de panique non plus, sur Virgin Beach on a plutôt tendance à vous foutre le paix donc pas de harcèlements de vendeurs en tout genre. A Virgin, on est cool, relax, il y bien des touristes mais des touristes qui comme vous, fuient Kuta Beach. A voir au moins une fois.

 

Août
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Coucher de soleil

… Pas que pour les touristes! les Balinais adorent aussi